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Facebook va héberger des articles du New York Times et d’autres médias

22 mai 2015

Le géant des réseaux sociaux n’a jamais fini de se faire remarquer, surtout lorsqu’il s’agit de mettre en place des nouveautés au sein de son application. En effet, Facebook laisse entendre depuis plusieurs jours, qu’une nouvelle fonctionnalité pourrait bien voir le jour sur son application. « Instant Articles », c’est le nom qui a été donné à ce nouveau concept, que de grands acteurs de la presse tels que le New York Times ou encore Buzz Feed sont en train de tester.

Facebook-Presse

« Instant Articles » : en quoi cela consiste-t-il ?

Cette expérimentation a pour objectif de proposer des articles de presse directement depuis l’application Facebook afin de les afficher directement aux utilisateurs qui sont en train de l’utiliser. Ce concept permettra de fournir une meilleure expérience de la lecture d’informations, notamment en termes d’interactivité, mais tout en conservant leur ligne éditoriale. Ainsi, les utilisateurs n’auraient plus besoin de quitter Facebook pour consulter ces articles, mais le leader des réseaux sociaux n’est pas le seul à se positionner sur ce créneau, puisque des groupes comme Spotify ou encore Snapchat s’y intéressent également.

Un maitre mot : le contenu

Comme nous avons déjà pu le mentionner, le contenu occupe désormais une place importante sur la toile. En effet, les internautes recherchent avant tout de l’information et du divertissement, c’est pourquoi les articles de presse ont tout à fait leur place sur Facebook, dans le but de faire rester ces internautes le plus longtemps possible sur la plateforme.

Aujourd’hui, lorsqu’on partage un article de presse sur Facebook, le mobinaute clique sur le lien pour consulter celui-ci, ce qui le « force » à quitter l’application pour se rendre sur un site externe. Pour Facebook, cela constitue une perte non-négligeable puisque l’utilisateur quitte la plateforme, mais on ne sait pas du tout si celui-ci va revenir…

Vers la commercialisation de contenus

Ce projet impliquerait la commercialisation de contenus, ce qui permettrait aux médias participant à ce projet de générer de l’argent grâce aux contenus qui seront publiés, mais également grâce aux contenus publicitaires qui pourront venir s’y glisser. Facebook propose également de gérer pour les groupes de presse les contenus publicitaires, pour ainsi leur reverser 70% des revenus générés.

Cette nouveauté parait intéressante pour les organes de presse, mais ne risque-t-on pas de tomber dans la dépendance ? En effet, si ces derniers se contentent d’une seule et unique plateforme pour propulser leurs contenus, ne risquent-ils pas d’être trop dépendants de celle-ci et de devoir travailler uniquement dans son sens ?

Quels seraient les impacts sur les choix des thèmes ?

Bien entendu, la question de la thématique se pose : est-ce que certaines thématiques seraient privilégiées ? Est-ce que d’autres seraient pénalisées ? L’algorithme de Facebook peut bien entendu inquiéter, puisqu’il pourrait très bien favoriser certains articles au détriment d’autres, sauf si l’auteur en question met la main au portefeuille… De plus, Facebook censure les contenus qui font polémique (religion, nudité, violence, etc…) ce qui pourrait empêcher la diffusion d’articles ayant un lien étroit avec ces thèmes.

Les réseaux sociaux sont-ils le futur de la presse ?

Pour certains spécialistes, la place de la presse se trouve sur les réseaux sociaux : en effet, les internautes d’aujourd’hui recherchent avant tout des contenus de type vidéo, articles, illustrations, infographies, etc… sur la base de recommandations et de partages effectués sur les réseaux sociaux. Pour ces personnes, l’avenir des médias a parfaitement sa place sur les plateformes sociales.

A titre d’exemple, le groupe BuzzFeed comptabilise uniquement 5% des visionnages effectués via son site web pour les vidéos : 95% des vues proviennent de Facebook et Youtube, ce qui démontre bien que les internautes se rendent d’abord sur les réseaux sociaux pour trouver de l’information.

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